Cosmétique solide et shampoing solide : quelle réglementation ?
Le solide a le vent en poupe. Côté réglementation, c'est un cosmétique comme un autre — avec quelques particularités.
Un cosmétique classique
Un shampoing solide, un après-shampoing solide ou un dentifrice solide est un cosmétique : personne responsable, DIP, CPSR signé, CPNP, étiquetage. Voir le parcours général : vendre des cosmétiques.
Solide ≠ savon
Attention à ne pas confondre :
- un savon solide repose sur la saponification ;
- un shampoing solide repose souvent sur des tensioactifs (syndets).
L'INCI et l'évaluation diffèrent selon la base.
Les spécificités du solide
- Risque microbien réduit (peu ou pas d'eau) → conservation souvent plus simple, mais la stabilité reste à vérifier ;
- contact avec l'eau à l'usage → point à considérer dans l'évaluation ;
- allergènes et tensioactifs restreints → à contrôler dans l'INCI.
En résumé
Le solide simplifie parfois la conservation, jamais les obligations. Le dossier complet reste requis.
CosReglo gère aussi bien les cosmétiques solides que liquides : INCI, évaluation, étiquette et CPNP.
Questions fréquentes
Un shampoing solide a-t-il besoin d'un CPSR ?
Oui. C'est un cosmétique : il faut un CPSR signé, un DIP, une notification CPNP et un étiquetage conforme, comme pour un shampoing liquide.
La forme solide simplifie-t-elle la conformité ?
Elle réduit souvent le risque microbien (peu ou pas d'eau), mais ne supprime aucune obligation. La stabilité, l'INCI et l'étiquetage restent requis.
Un shampoing solide est-il un savon ?
Pas nécessairement. Beaucoup de shampoings solides reposent sur des tensioactifs (syndets) et non sur la saponification. L'INCI et l'évaluation diffèrent alors de ceux d'un savon SAF.