Perturbateurs endocriniens en cosmétique : où en est la réglementation ?
C'est un sujet sensible pour les consommateurs — et un chantier réglementaire permanent.
Pas d'annexe dédiée, un traitement au cas par cas
Le règlement 1223/2009 ne comporte pas d'annexe « perturbateurs endocriniens ». Les substances suspectées sont évaluées individuellement par le SCCS, puis, si nécessaire, interdites (annexe II) ou restreintes (annexe III).
Un domaine en évolution constante
Plusieurs ingrédients autrefois courants ont été interdits ou limités après réévaluation. Un ingrédient de votre formule peut donc changer de statut. C'est typiquement le genre d'évolution qui impose de mettre à jour le DIP — et qui justifie une veille active.
Attention aux allégations
Écrire « sans perturbateur endocrinien » sur une étiquette est risqué : les allégations doivent être justifiées et ne pas dénigrer des ingrédients autorisés (règlement 655/2013). Voir allégations « sans ».
En pratique
Le bon réflexe : suivre les avis du SCCS et vérifier régulièrement le statut de vos ingrédients (via la base CosIng et les annexes).
CosReglo surveille les reclassements d'ingrédients et vous alerte lorsqu'une de vos substances est concernée.
Questions fréquentes
Les perturbateurs endocriniens sont-ils interdits en cosmétique ?
Pas en tant que catégorie globale. Chaque substance suspectée est évaluée par le SCCS, puis interdite (annexe II) ou restreinte (annexe III) au cas par cas. Certaines l'ont déjà été.
Comment savoir si un ingrédient est concerné ?
En suivant les avis du SCCS et les mises à jour des annexes. Une substance reclassée doit être retirée ou limitée dans les formules concernées.
Le mot « sans perturbateur endocrinien » est-il autorisé sur l'étiquette ?
Ce type d'allégation est risqué : les allégations doivent être justifiées, loyales et ne pas dénigrer des ingrédients autorisés (règlement 655/2013). À manier avec prudence.