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Perturbateurs endocriniens en cosmétique : où en est la réglementation ?

Mis à jour le 19 août 2026 · 1 min de lecture · Par l'équipe CosReglo

En bref. Il n'existe pas d'annexe spécifique « perturbateurs endocriniens » : le règlement 1223/2009 les traite au cas par cas, en interdisant ou restreignant les substances concernées via ses annexes après réévaluation par le SCCS. Plusieurs ingrédients suspectés ont ainsi été interdits ou voient leur concentration limitée. C'est un domaine en évolution constante.

C'est un sujet sensible pour les consommateurs — et un chantier réglementaire permanent.

Pas d'annexe dédiée, un traitement au cas par cas

Le règlement 1223/2009 ne comporte pas d'annexe « perturbateurs endocriniens ». Les substances suspectées sont évaluées individuellement par le SCCS, puis, si nécessaire, interdites (annexe II) ou restreintes (annexe III).

Un domaine en évolution constante

Plusieurs ingrédients autrefois courants ont été interdits ou limités après réévaluation. Un ingrédient de votre formule peut donc changer de statut. C'est typiquement le genre d'évolution qui impose de mettre à jour le DIP — et qui justifie une veille active.

Attention aux allégations

Écrire « sans perturbateur endocrinien » sur une étiquette est risqué : les allégations doivent être justifiées et ne pas dénigrer des ingrédients autorisés (règlement 655/2013). Voir allégations « sans ».

En pratique

Le bon réflexe : suivre les avis du SCCS et vérifier régulièrement le statut de vos ingrédients (via la base CosIng et les annexes).

CosReglo surveille les reclassements d'ingrédients et vous alerte lorsqu'une de vos substances est concernée.

Questions fréquentes

Les perturbateurs endocriniens sont-ils interdits en cosmétique ?

Pas en tant que catégorie globale. Chaque substance suspectée est évaluée par le SCCS, puis interdite (annexe II) ou restreinte (annexe III) au cas par cas. Certaines l'ont déjà été.

Comment savoir si un ingrédient est concerné ?

En suivant les avis du SCCS et les mises à jour des annexes. Une substance reclassée doit être retirée ou limitée dans les formules concernées.

Le mot « sans perturbateur endocrinien » est-il autorisé sur l'étiquette ?

Ce type d'allégation est risqué : les allégations doivent être justifiées, loyales et ne pas dénigrer des ingrédients autorisés (règlement 655/2013). À manier avec prudence.